Chloroquine, hydroxychloroquine

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Une revue intéressante sur Libération 24 mars 2020.

Que faut-il penser des résultats obtenus par le Professeur Didier Raoult ?
D’abord – et malheureusement – le dit professeur nous pose problème et nous lui consacrons un article.
Dans un premier temps il a diffusé une vidéo caricaturale.
Face aux réactions, il fait une video où il explique ENFIN les choses de manière un peu plus détaillée, un peu plus.
https://www.youtube.com/watch?v=n4J8kydOvbc&feature=youtu.be
Les Chinois à toutes les sauces
Quand – pour l’article coronavirus – je donne des références de travaux de recherche chinois pour l’efficacité des plantes je me fait agresser « Les Chinois sont pas fiables !« 
Quand Didier Raoult donne des référence de travaux de recherche chinois on applaudit.
Cherchez l’erreur !!!
Trois problèmes en plus
1. il parle de l’épidémie de choléra du 19e siècle sans signaler que les habitants qui prenaient l’origan du Comtat ont vaincu la bactérie !!!
2. il ne parle ni des effets secondaires de l’hydroxychloroquine, ni des effets secondaires de l’azithromycine, ni des effets secondaires du cocktail
Voir hydroxychloroquine WikiPédia francophone – l’article évolue de jour en jour.
Penser à aller sur l’article en anglais.
Idem pour l’azithromycine.
3. 1 + 2 il ne parle que du modèle « chimique » du traitement du coronavirus
La piste de la chloroquine avait déjà été explorée par Keyaers (2004) et Vincent (2005).
Le problème des risques de la chloroquine fait l’objet de recherches (Braga 2005)
A partir de quelle dose de chloroquine risque-t-on d’être aveugle ? (Melles 2015)
Le professeur Didier Raoult parle d’une dose de 600 mg / jour sans mettre cette information en regard des travaux cités ci-avant.
Comment se fait-il que l’on constate un silence radio à l’ANSM !!!
Pénurie d’hydroxychloroquine
« Le professeur Zahir Amoura, du service de médecine interne II de la Pitié-Salpêtrière, chef du centre national de référence du lupus, qui prescrit de longue date l’hydroxychloroquine à ses patients … «beaucoup de nos malades lupiques nous ont rapporté avoir du mal à se fournir en plaquenil», constate Zahir Amoura. Deux hypothèses selon lui : «Soit certains ont renouvelé leurs stocks quand il est apparu que l’hyrdoxichloroquine pouvait traiter le Covid-19, par peur d’une pénurie qu’ils ont en fait créé eux-mêmes. Soit des médecins ont commencé à en prescrire en dehors des indications retenues habituellement.» (3) 
Là encore l’information « on prescrit l’hydroxychloroquine de longue date » est pernicieuse parce qu’on a ni les doses ni les effets secondaires.